Classement équipe de France de football : les Bleus toujours sur le podium mondial
Troisième. Ni plus, ni moins. Au classement FIFA publié le 7 octobre 2026, l’équipe de France reste installée sur la troisième marche, avec 1 958,86 points. Devant elle, deux nations qui ont vécu un été plus doux : l’Espagne, championne du monde, et l’Argentine, finaliste.
Sur le papier, rien n’a bougé depuis le 20 juillet. Mais derrière ce statu quo, il s’est passé beaucoup de choses. Un Mondial terminé sur une frustration, le départ de Didier Deschamps, l’arrivée de Zinédine Zidane sur le banc et une rentrée réussie en Ligue des nations. Alors, que dit vraiment ce classement de la France ? Et surtout, peut-elle aller chercher la première place ?
Le top 10 mondial au 7 octobre 2026
Voilà la photographie officielle publiée par la FIFA après la fenêtre internationale de septembre-octobre. Entre parenthèses, l’évolution par rapport au classement du 20 juillet, publié au lendemain de la Coupe du monde.
| Rang | Sélection | Points | Évolution |
|---|---|---|---|
| 1 | Espagne | 2 011,57 | = |
| 2 | Argentine | 1 972,80 | = |
| 3 | France | 1 958,86 | = |
| 4 | Angleterre | 1 925,59 | = |
| 5 | Portugal | 1 807,69 | +2 |
| 6 | Brésil | 1 806,51 | -1 |
| 7 | Maroc | 1 805,34 | -1 |
| 8 | Belgique | 1 779,17 | = |
| 9 | Pays-Bas | 1 778,61 | = |
| 10 | Mexique | 1 738,48 | = |
Ce qui saute aux yeux ? Le quatuor de tête vit dans une autre dimension. Entre l’Angleterre, quatrième, et le Portugal, cinquième, il y a près de 120 points d’écart. Derrière, du Portugal au Maroc, trois sélections se tiennent en moins de trois points. Un vrai embouteillage.
Pour la France, le constat est double. Elle compte environ 14 points de retard sur l’Argentine, ce qui reste jouable. En revanche, l’Espagne est partie loin devant, à un peu plus de 50 points. Et l’Angleterre, quatrième, n’est qu’à une trentaine de longueurs derrière les Bleus.
Pourquoi la France n’a pas chuté après le Mondial ?
On ne va pas se mentir : quand on termine une Coupe du monde sur deux défaites, on s’attend à le payer quelque part. Et pourtant, la France n’a pas reculé d’un rang. Pour comprendre, il faut revenir sur son été américain.
Un parcours plein… jusqu’au mur espagnol
Pendant un mois, les Bleus de Deschamps ont roulé sur le tournoi. Trois victoires en poule, un tableau final abordé sans trembler. Voilà ce qui s’est passé :
- Phase de groupes : trois victoires contre le Sénégal (3-1), l’Irak (3-0) et la Norvège (4-1), soit 9 points, 10 buts marqués et 2 encaissés ;
- Seizièmes de finale : France 3-0 Suède, à New York ;
- Huitièmes de finale : Paraguay 0-1 France, à Philadelphie, sur un penalty de Kylian Mbappé à la 70e minute ;
- Quart de finale : France 2-0 Maroc, le 9 juillet à Boston ;
- Demi-finale : France 0-2 Espagne, le 14 juillet à Dallas ;
- Match pour la troisième place : France 4-6 Angleterre, le 18 juillet à Miami.
Six victoires en six matchs avant la demie. C’est d’ailleurs ce parcours qui a permis à la France de reprendre provisoirement la tête du classement FIFA juste avant les quarts de finale, en doublant l’Argentine et l’Espagne. Depuis mars 2026, la FIFA fait en effet évoluer ses classements au fil des matchs, et pas seulement à chaque publication officielle.
Et puis il y a eu Dallas. L’Espagne, plus maîtresse du ballon, a cadenassé le match. Quatre jours plus tard, la petite finale contre l’Angleterre a tourné au match de fous, avec une première période ratée et un réveil trop tardif. Pour la dernière de Deschamps, la sortie a eu un goût amer. Aurélien Tchouaméni l’a reconnu après coup : le groupe n’avait pas digéré l’élimination contre la Roja.
La règle qui protège les Bleus
C’est là que ça se complique un peu, mais c’est essentiel. Dans la formule de calcul de la FIFA, une équipe ne perd pas de points quand elle s’incline lors d’un match à élimination directe en phase finale d’une grande compétition. Concrètement, la défaite contre l’Espagne et celle contre l’Angleterre n’ont rien coûté au compteur des Bleus.
Résultat ? La France a même terminé le Mondial avec un solde largement positif. Au classement du 20 juillet, elle affichait 1 948,97 points, contre 1 870,70 lors de la publication précédente. Un gain de plus de 78 points, porté par la série de victoires. Bref, le classement récompense ce qu’on a gagné, pas vraiment ce qu’on a perdu au pire moment.
Est-ce juste ? Chacun se fera son avis. Mais ça explique pourquoi la France est restée troisième alors que l’Espagne, titrée, a creusé l’écart.
Zidane, premier bilan : invaincu, mais pas encore rassasié
Le changement de sélectionneur était attendu depuis longtemps. Deschamps avait annoncé que le Mondial 2026 serait son dernier tournoi à la tête des Bleus. Zinédine Zidane a pris la suite, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas hérité d’un calendrier tranquille. Pour sa première, la Ligue des nations lui a réservé un groupe A1 relevé avec l’Italie, la Belgique et la Turquie.
Classement équipe de France de football en Ligue des nations : leader du groupe A1
Après quatre journées, la France mène son groupe avec 10 points sur 12. Voici le classement à mi-parcours de cette phase de ligue.
| Rang | Équipe | Pts | J | V | N | D | Buts | Diff. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | France | 10 | 4 | 3 | 1 | 0 | 7-2 | +5 |
| 2 | Italie | 7 | 4 | 2 | 1 | 1 | 8-5 | +3 |
| 3 | Belgique | 6 | 4 | 2 | 0 | 2 | 6-5 | +1 |
| 4 | Turquie | 0 | 4 | 0 | 0 | 4 | 2-11 | -9 |
Le parcours a commencé par deux succès étriqués à l’extérieur, sur le même score de 1-0 : en Turquie le 25 septembre, avec un but de Mbappé, puis en Belgique trois jours plus tard, grâce à Michael Olise. Deux matchs sérieux, pas flamboyants, mais gagnés. Ce qu’on demande à une équipe qui vient de changer de patron.
Le retour au Stade de France, le 2 octobre, a été plus frustrant. Face à l’Italie, Olise a ouvert le score à la 55e minute, avant l’égalisation d’Alessandro Bastoni à la 68e. Gianluigi Donnarumma a sorti le grand jeu, et Dayot Upamecano a laissé ses partenaires à dix en fin de match, expulsé à la 85e après deux fautes. 1-1, un match à oublier assez vite.
Et puis il y a eu ce France-Belgique du 5 octobre. Pendant plus d’une heure, les Bleus ont tourné en rond, menés après un contre conclu par Dodi Lukébakio à la 35e. Zidane a tranché en lançant ses cartes offensives. Désiré Doué (77e), Rayan Cherki (81e) puis Michael Olise, avec un doublé (88e, 90e+1), ont renversé la soirée. Quatre buts en un quart d’heure, tous signés par des remplaçants. Le coaching gagnant dans toute sa splendeur.
Ce qu’on a vu sur le terrain
Quatre matchs, c’est encore court pour juger un projet. Mais quelques tendances se dessinent déjà :
- Olise en patron offensif : trois buts sur la phase de ligue, il est déjà l’homme le plus décisif de l’ère Zidane ;
- Un banc qui change les matchs : contre la Belgique, Doué, Cherki et Olise ont fait la différence en sortie de banc, et Doué a délivré deux passes décisives ;
- Une défense solide : seulement deux buts encaissés en quatre rencontres ;
- Des débuts de match poussifs : face à l’Italie et à la Belgique, la France a longtemps manqué d’idées dans le jeu placé, face à des blocs bien organisés.
Ce dernier point mérite qu’on s’y arrête. Franchement, les Bleus ne dominent pas encore leurs adversaires comme on pourrait l’espérer d’une sélection classée troisième mondiale. Ils gagnent, souvent grâce à des fulgurances individuelles. C’est une force. Ça peut aussi devenir une limite face à des équipes du calibre de l’Espagne.
Petite digression au passage : avec ce 4-1, la France a signé sa septième victoire de suite contre les Diables rouges. Une rivalité devenue à sens unique, alors que la Belgique avait longtemps été la nation de référence du classement FIFA à la fin des années 2010.
Peut-on rêver de la première place d’ici la fin de l’année ?
Autant le dire tout de suite : doubler l’Espagne à court terme paraît très compliqué. Les points se gagnent en fonction de l’importance du match et du niveau de l’adversaire. Avec plus de 50 points de retard, il faudrait une série parfaite des Bleus et plusieurs faux pas espagnols. En revanche, la deuxième place de l’Argentine est à portée.
Classement équipe de France de football : ce qui se jouera en novembre
Le prochain classement officiel de la FIFA sera publié le mercredi 18 novembre 2026. Soit juste après les deux dernières journées de la phase de ligue. Le timing ne pouvait pas être plus parlant. Au programme :
- Jeudi 12 novembre : Italie-France à San Siro, le choc du groupe face au deuxième, qui peut encore monter à 13 points ;
- Dimanche 15 novembre : France-Turquie au Stade Atlantique de Bordeaux, contre la lanterne rouge du groupe ;
- L’enjeu sportif : les deux premiers du groupe A1 iront en quarts de finale, en matchs aller-retour en mars 2027, avant une phase finale prévue en juin 2027 ;
- L’enjeu comptable : une victoire en Italie, adversaire classé 15e mondial, rapporterait plus de points qu’un succès contre la Turquie.
Mais attention : rien n’est encore fait. La France n’est pas mathématiquement qualifiée pour les quarts. Un faux pas à Milan, combiné à une victoire italienne lors de la dernière journée, pourrait relancer le suspense. Et on sait que San Siro n’est jamais une promenade.
Le classement FIFA, ça sert vraiment à quelque chose ?
C’est la question qui revient à chaque publication. Pour le supporter, c’est surtout une question d’ego, une façon de mesurer la hiérarchie mondiale. Pour les fédérations, c’est plus concret : ce classement sert notamment à établir les chapeaux lors des tirages au sort des grandes compétitions. Être bien placé, c’est éviter certains cadors dès le premier tour.
Pour faire simple, c’est un peu comme le classement à la mi-saison en Ligue 1 : ça ne donne pas de trophée, mais ça dit beaucoup de la régularité d’une équipe. Et la France, depuis plusieurs années, fait partie des plus régulières de la planète. Elle n’a plus manqué une phase finale de Coupe du monde depuis 1998, et elle enchaîne les gros parcours en tournoi.
Le problème, c’est que la régularité ne suffit plus. Deux Coupes du monde de suite, la France a calé en bout de course. En 2022, en finale contre l’Argentine. En 2026, en demi contre l’Espagne. Le classement la place au sommet, mais les trophées, eux, ont filé ailleurs.
FAQ sur le classement de l’équipe de France
Quel est le classement FIFA actuel de l’équipe de France ?
La France est troisième du classement FIFA publié le 7 octobre 2026, avec 1 958,86 points.
Quelles équipes sont devant la France ?
L’Espagne, première avec 2 011,57 points, et l’Argentine, deuxième avec 1 972,80 points.
Quand sera publié le prochain classement FIFA ?
Le prochain classement officiel masculin est prévu le mercredi 18 novembre 2026, après les deux derniers matchs de la phase de ligue de la Ligue des nations.
Pourquoi la France n’a-t-elle pas perdu de points après ses défaites au Mondial ?
Parce que la formule de la FIFA ne retire pas de points en cas de défaite lors des matchs à élimination directe d’une phase finale. Les revers contre l’Espagne et l’Angleterre n’ont donc pas pénalisé les Bleus.
Où en est la France en Ligue des nations ?
Elle est leader du groupe A1 avec 10 points en 4 matchs (3 victoires, 1 nul), devant l’Italie (7), la Belgique (6) et la Turquie (0).
Qui est le sélectionneur de l’équipe de France ?
Zinédine Zidane, qui a succédé à Didier Deschamps après la Coupe du monde 2026. Il est invaincu après ses quatre premiers matchs.
Quels sont les prochains matchs des Bleus ?
Italie-France le jeudi 12 novembre à San Siro, puis France-Turquie le dimanche 15 novembre à Bordeaux.
Rendez-vous à San Siro
La France de Zidane est sur le podium mondial, en tête de son groupe et toujours invaincue. Ce n’est pas rien. Mais le vrai test arrive à Milan, face à une Italie qui n’a rien d’un sparring-partner. Une victoire là-bas, et les Bleus valideraient leur billet pour les quarts tout en grattant de précieux points avant la publication du 18 novembre.
Reste la grande question : cette équipe peut-elle, un jour, rattraper l’Espagne ailleurs que dans un tableau de chiffres ? Réponse en partie le 12 novembre.


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